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Une majorité de Français opposés au libéralisme imposé d’en haut : vite, la dissolution de la commission européenne !

Je vous invite à lire en détail l’excellent sondage commandé par Fakir à l’institut IFOP ce mois-ci.

Il révèle ce que laissait penser le NON au référendum de 2005 : les Français sont majoritairement opposés au libre-échange et favorables au protectionnisme.

Ils en tirent les conclusions politiques en se prononçant également pour une ratification par référendum des traités internationaux de commerce ainsi que pour la dissolution de la Commission européenne.

En effet, seulement 24% des sondés se déclarent favorables à l’approfondissement du libre-échange, alors que plus de 40% préfèreraient une politique plus protectionniste, avec l’instauration de protections douanières aux frontières. Les partisans du libre-échange se recrutent surtout chez les « gagnants de la mondialisation », les cadres et professions supérieures étant sensiblement plus libéraux en ce domaine que les ouvriers et employés.

Mais même les catégories sociales qui bénéficient le plus des échanges internationaux dérégulés sont majoritairement favorables à un protectionnisme raisonné, ; il s’agit d’une majorité relative mais bien réelle.

Nos concitoyens veulent une mondialisation régulée.

Les Français ont bien compris que les traités de libre-échange étaient un outil post-démocratique pour leur imposer des choix politiques d’en haut. Afin de reprendre la main sur leur avenir, ils sont 48% à souhaiter que la ratification du CETA, accord commercial entre l’UE et le Canada, passe par voie référendaire. 31% estiment que le Parlement devrait se prononcer, et 21% seulement que le Gouvernement est légitime à signer ce genre d’accord sans aucune consultation directe ou indirecte.

Les plus fervents partisans du référendum sont fort logiquement les employés et les ouvriers, qui sont conscient de leurs intérêts de classe et affirment à plus de 60% vouloir être consultés directement pour l’adoption du CETA.

Enfin, les sondés se prononcent à une majorité relative quoique nette pour la suppression de la Commission européenne, qui mène en leur nom une politique folle de libre-échange généralisé sans jamais s’enquérir de l’avis des peuples d’Europe.

Ils sont ainsi plus de deux tiers soit à vouloir une dissolution de la Commission (36%) soit à ne pas s’opposer à cette mesure (35%). 29% des sondés seulement seraient en désaccord avec un tel choix politique.

Plus de protection dans le commerce international, plus de démocratie dans la définition de notre politique commerciale, moins de fédéralisme avec la suppression de la Commission.

Ce sont précisément les idées que je suis le seul à porter dans cette campagne présidentielle, et qui sont majoritaires dans le peuple français, tout particulièrement chez les plus vulnérables.

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