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Un deuxième porte-avions pour l’armée française

La bataille de Mossoul fait rage et le porte-avions Charles de Gaulle est à quai.

Le déploiement de groupes aéronavals est un élément décisif dans une bataille comme celle de Mossoul à laquelle a participé le porte-avions Charles de Gaulle qui est revenu sur zone depuis septembre.

A partir d’aujourd’hui, notre unique porte-avions sera indisponible pour 18 mois ! Quand elle ne les vend pas à la sauvette à un client égyptien, la France a des Rafales mais elle n’a plus de porte-avion.

Le porte-avions est un facteur essentiel d’indépendance militaire et diplomatique. Les Etats européens sont aujourd’hui largement démunis et s’en remettent ainsi mécaniquement au protecteur américain. Autrefois reine des mers, la Grande-Bretagne n’a plus aucune capacité et devra attendre 2020 pour voir voguer le « HMS Queen Elizabeth » après dix ans de vide…

La France, avec le « Charles de Gaulle », fait exception… par intermittence.

Ce choix a été salutaire mais il n’est pas suffisant car dans les faits un seul porte-avions se traduit par une capacité amputée et intermittente. Dans un monde en crise où la liberté des mers est contestée, la France a besoin tout simplement d’avoir une capacité permanente.

C’est un investissement conséquent, plus de 4 milliards d’euros, que la France ne doit pas écarter pour faire plaisir aux comptables de Bruxelles. Ce second porte-avions devra être construit à Saint-Nazaire ou à Brest, c’est aussi un investissement.

A l’issue d’une longue période de baisse, le budget militaire de la France est à l’os. Il a fallu la multiplication des interventions pour que la loi de programmation militaire soit préservée de Bercy et de l’austérité.

Il n’y a pas de souveraineté sans instruments de la souveraineté. Une défense et une diplomatie libres ne vivent pas de discours flamboyants, d’essais visionnaires ou de leçons de géopolitique (il est vrai que la France excelle dans ces trois domaines) mais bien d’une capacité d’action effective et permanente.