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La souveraineté alimentaire comme réponse à la crise du monde agricole

Bastien Faudot s’est rendu au Salon de l’Agriculture lundi 29 février 2016, arpentant les allées de la grand-messe annuelle du monde agricole français pendant près de huit heures. Si le candidat à la présidence de la République n’a pas manqué de déguster les spécialités gastronomiques de nos terroirs, qui font la fierté de notre pays, ni d’admirer les animaux qui étaient exposés, il a choisi, dans un contexte de crise particulièrement prononcée de la profession, de prendre le temps d’échanger avec l’ensemble des organisations syndicales (Confédération paysanne, Jeunes Agriculteurs, FNSEA, Coordination Rurale, Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux, Association des Producteurs de Lait Indépendants).

Si leurs pistes divergent pour sortir de l’impasse, l’ensemble des syndicats agricoles ont insisté sur la gravité d’une crise sans précédent de mémoire d’homme. Tandis que la financiarisation rend les cours plus volatiles, la surproduction au niveau mondial a provoqué leur effondrement. La concurrence déloyale s’étend pendant que l’Union Européenne protège moins que jamais ses exploitants agricoles. Et alors que la grande distribution et les industriels pressurent les marges des producteurs comme jamais, beaucoup de ceux-ci sont confrontés à l’épuisement du modèle productiviste. Dans cette superposition de crises, la responsabilité de la classe politique française est grande : ce sont eux qui se sont livrés, depuis plus de trente ans, à la libéralisation effrénée de l’agriculture française. Dans ce secteur économique comme dans les autres, la débâcle en est l’unique et prévisible résultat. Et ils voudraient aller encore plus loin dans l’échec avec le TAFTA !

Face à la menace de disparition pure et simple qui pèse sur de très nombreuses exploitations, l’urgence est à la mobilisation de tous les moyens pour en sauver le plus possible. Les producteurs doivent vendre au minimum à hauteur de leurs coûts de production, ce qui aurait comme incidence sur le prix seulement quelques centimes pour les consommateurs. Mais une sortie de crise implique également d’inventer le modèle agricole des trente prochaines années. Bastien Faudot a défendu sa vision, articulée autour de la souveraineté alimentaire de la France. Il a rappelé n’y avait pas d’indépendance nationale sans autosuffisance agricole. Il a affirmé la nécessité pour l’Europe de remettre à plat sa Politique Agricole Commune, sans écarter la possibilité pour la France de conduire à l’avenir de nouveau sa propre politique agricole nationale si un compromis conforme aux intérêts de notre pays était impossible à trouver.

Bastien Faudot continuera dans les prochains mois à aller à la rencontre du monde agricole dans le cadre de l’élaboration de son projet présidentiel. Pour être informé de ses prochains déplacements, aider à leur organisation ou faire connaître les idées de Bastien Faudot autour de vous, rejoignez les volontaires !

 

 

— Faudot 2017 (@faudot2017) 29 février 2016