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Notre-Dame des Landes : énième feu vert de la justice

La cour administrative d’appel de Nantes a validé la légalité des arrêtés préfectoraux pris en prévision de la construction de l’aéroport. Les juges étaient saisis de la contestation de cinq arrêtés.
L’annulation d’un seul de ces décrets aurait suffi à mettre un coup d’arrêt à l’ensemble du projet.
Il n’en a rien été.

Cette nouvelle défaite juridique des opposants à l’aéroport est l’occasion de rappeler qu’aucune, parmi les dizaines de procédures mises en oeuvre depuis des années, n’a abouti. Une telle persévérance dans l’échec révèle une stratégie de manoeuvres dilatoires qui instrumentalise notre justice à des fins politiques.
Cela doit cesser.

La justice n’a pas la prétention ni l’envie de se substituer aux décideurs publics. Ni les zadistes, ni François Hollande, ni Ségolène Royal ne peuvent espérer sous-traiter auprès de l’appareil judiciaire l’annulation d’un projet qui relève de la décision politique.
Les déclarations contradictoires, hésitantes et duplices au plus haut sommet de l’État ne changent pas cet état de fait : la décision a été prise avec l’accord de l’immense majorité des élus locaux et nationaux, dont la légitimité démocratique surpasse infiniment celle de quelques militants et « zadistes ».
La démocratie directe est venue confirmer et soutenir la démocratie représentative lors du référendum du 26 juin dernier, qui a prouvé qu’une large majorité des citoyens concernés étaient favorables à la construction de l’aéroport.

Les règles du jeu démocratique ont été respectées par les institutions et les élus. Elles ne peuvent pas être contestées par les perdants sous prétexte qu’ils ont perdu.
Les opposants seraient bien inspirés de prendre acte de leurs défaites successives, de cesser l’occupation des terrains concernés, et de se choisir des combats plus respectueux de la volonté populaire.