Ma candidature
Ma candidature

En France, l’Etat compte beaucoup, davantage qu’ailleurs. Nous comptons sur lui pour nous protéger, garantir la paix civile, assurer la protection sociale et permettre la progression sociale par l’école de la République. Mais aujourd’hui, l’Etat piétine ou échoue. Chaque recul de l’Etat fait avancer la loi de la débrouille et parfois celle de la jungle. Le prochain Président de la République sera d’abord le chef d’un Etat à reconstruire.

J’ai 37 ans et ma génération n’a rien connu d’autre que la France en crise, à laquelle s’est ajoutée, depuis 2012, la menace terroriste. La France est en crise, pas simplement notre économie : cette crise est globale. Cette violence nous la ressentons jusque dans notre vie quotidienne : l’incertitude du lendemain, le sentiment d’abandon et l’augmentation des inégalités. Pendant que dans nos vies de citoyens s’accumulent les peurs et les angoisses.

Je suis candidat à l’élection présidentielle parce que je suis convaincu que l’histoire n’est pas écrite, que le sursaut est possible et qu’ensemble nous pouvons inventer un autre chemin.

Face à cette demande criante de renouveau, que font les politiques ? Dans le passé, ils ont souvent accompagné la chute. Trop souvent, ils se perdent dans des jeux d’appareils et un spectacle médiatique coupé de la réalité. Vous le savez bien, à force de revoir toujours les mêmes têtes sur vos écrans, qui reprennent en refrain des slogans vides de sens, soufflés par des conseillers en communication fatigués. Incapable de résoudre les problèmes de la France et des Français, la classe politique a en revanche parfaitement su verrouiller le débat public.

D’élection en élection, les Français choisissent le changement. Puis la nouvelle majorité sortie des urnes se range à l’idée qu’il n’y a pas d’autre politique possible, trahit ses engagements et fait bien souvent le contraire de ce pourquoi elle a été élue ! « Mon adversaire, c’est la finance », disait le candidat François Hollande, avant de faire payer aux Français le prix de la crise. Les banques, elles, ne se sont jamais portées mieux.

Et pendant ce temps, nos élites mondialisées, avec une grande constance, dépossèdent le peuple de sa capacité à maîtriser son destin, en transférant, peu à peu, morceau par morceau, toujours plus de pouvoir aux institutions européennes, pour le plus grand profit des banques et des multinationales. La plupart du temps, elles le font sans jamais nous consulter, et lorsque nous leur signifions notre opposition, comme en 2005 à l’occasion du référendum sur la constitution européenne, elles usent de tous les moyens pour avancer sans le peuple, contre le peuple !

Aussi, peu à peu, j’ai acquis une certitude : la démocratie est de plus en plus une coquille vide. Nous vivons de moins en moins en démocratie. La France n’est d’ailleurs pas le seul pays à vivre une crise post-démocratique comme la désigne le professeur anglais, Colin Crouch.

C’est pour dénoncer cette situation, pour défendre un programme fondé sur la souveraineté du peuple et sur le retour de l’Etat, que j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République.

Je ne crois pas à la fatalité. La France n’a pas vocation à se dissoudre dans la mondialisation, et les Français ne sont pas condamnés à survivre dans le marasme. Ce que les hommes politiques ont fait ou laissé faire, d’autres peuvent le défaire. Il faut avoir du courage, de la volonté, et surtout s’appuyer sur le peuple, sans quoi tout combat est perdu d’avance.

Quelques mois nous séparent de la présidentielle. Tout au long de cette année, je ferai entendre ma voix, je défendrai mes convictions et je serai à votre écoute et au service de notre pays. Telle est mon ambition : porter la cause républicaine, remettre notre nation à l’honneur, défendre les intérêts des citoyens.

Ensemble, nous pouvons ramener la politique sur terre, mettre fin à cette mauvaise pièce de théâtre. Ensemble, nous pouvons reconstruire la République.