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La République américaine a survécu

La démocratie a battu l’armée de commentateurs, d’experts et de sondeurs : Donald Trump a remporté l’élection présidentielle américaine. L’Amérique laborieuse des plaines a battu l’Amérique rieuse des centres-villes. Les ouvriers déclassés de Detroit ont battu les stars d’Hollywood.
Au plan des relations internationales, la France ne pouvait que s’inquiéter de la politique extérieure belliciste d’Hillary Clinton. La victoire de l’isolationniste Trump devrait nous conduire à une reformuler une ancienne revendication : et si les Etats-Unis sortaient de l’OTAN ? (A défaut, la France devra le faire).

La défaite de Clinton prouve que pour relever le défi de la crise démocratique, il ne faut pas compter sur un candidat de l’establishment politique et financier. L’année prochaine, les candidats du conformisme et de la soumission européenne, comme Alain Juppé ou Emmanuel Macron, ne nous protègeront pas de Le Pen.
D’autres voix doivent émerger, parler au peuple et prendre en compte les conséquences réelles de politiques présentées comme inévitables depuis des décennies. C’est le sens de ma candidature.

L’élection américaine en atteste : on ne change pas de peuple, on change de gauche, ou bien elle risque la disparition. La gauche française, nourrie des travaux de Terra Nova, devrait prendre le temps de réfléchir à la crise politique et aux réponses politiques qu’elle appelle. Je pense aujourd’hui à Bernie Sanders qui a tout tenté pour empêcher qu’advienne ce scénario. Partant de très loin, il s’en est fallu de peu pour qu’il change l’histoire.
Le candidat Trump s’est illustré par une rhétorique odieuse et clivante, jouant la division nationale et cherchant des boucs-émissaires. Je souhaite que le président Trump fasse le choix du rassemblement en étant fidèle à l’une des devises officieuses de la République américaine: « United we stand, divided we fall ».