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Je suis candidat à la primaire de la gauche

Retrouvez la dépêche AFP annonçant ma candidature à la primaire de la gauche.

 

 

Bastien Faudot, 38 ans, investi en février, candidat à la présidentielle par le Mouvement républicain et citoyen (MRC) va présenter « d’ici à la fin de la semaine », sa candidature à la primaire organisée par le parti socialiste, a-t-il annoncé mardi à l’AFP.

« La primaire a changé de nature depuis le renoncement volontaire de François Hollande, à partir du moment où il est sorti du jeu, il a libéré le débat politique qui aura lieu pendant cette primaire », a expliqué M. Faudot pour justifier cette décision.
Il a ajouté qu’il estimait indispensable que soit « représentée autour de la table la gauche du +Non+ » au traité constitutionnel européen de 2005. « Sauf erreur pour l’instant, tous les candidats à la primaire ont voté +oui+ et ont voté en faveur du pacte de stabilité en 2012 », a-t-il observé.
« On ne peut pas rassembler sur ces questions sans qu’elles soient soumises à l’arbitrage des citoyens », a estimé le candidat issu du parti créé par Jean-Pierre Chevènement, que ce dernier a quitté depuis.
La désignation de François Fillon comme candidat de la droite a également joué dans cette décision, a-t-il poursuivi, parce qu’ « on ne peut pas rester insensible au fait que le candidat de la droite soit un Ronald Reagan de la Sarthe ».
Concrètement, M. Faudot avait rassemblé jusqu’ici 210 parrainages d’élus pour pouvoir participer à la présidentielle. Il a affirmé qu’il y avait une possibilité pas nulle » pour engranger les 500 à temps mais son parti, réuni en conseil national dimanche, a préféré à plus de 70% des suffrages qu’il participe à la primaire organisée par le PS les 22 et 29 janvier.

Hors parti socialiste, tout candidat désigné par un parti constitué peut participer à la primaire.

« On ne fait pas de la politique en orbite autour de la planète, on fait de la politique en situation, en considérant le paysage dans lequel on s’inscrit », a expliqué M. Faudot, appelant Jean-Luc Mélenchon à rejoindre la primaire sous peine de « faire une erreur politique car la question centrale est qu’il y ait un candidat de gauche au second tour » de la présidentielle.