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Je reste déterminé à déposer ma candidature à la primaire de la gauche

Jean-Christophe Cambadélis a annoncé aujourd’hui qu’il excluait ma candidature à la primaire de la gauche.

Pourtant, le 18 juin 2016, le conseil national du Parti Socialiste votait à l’unanimité une résolution concernant l’organisation de la primaire : « Rassemblons‐nous à travers un débat loyal dans une primaire de toute la gauche. Rassemblons‐nous derrière un candidat issu du vote du peuple de gauche.  Rassemblons‐nous sans condition préalable. ». C’est ce souci d’unité qui guide aujourd’hui encore les nombreux appels que Jean-Christophe Cambadélis a raison d’adresser à toute la gauche.

Quand le Président de la République a renoncé à briguer un second mandat, il a rendu possible deux choses : le  débat et le rassemblement. Ce doit être la double ambition de la primaire de janvier alors que la droite est en ordre de bataille et que le Front National est au plus haut dans les sondages.

Dimanche 4 décembre, le conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen a décidé de participer à la primaire de la gauche. Trois raisons rendent notre participation incontournable :

  • Qui portera la question européenne dans cette campagne ? Les formules martiales des uns et des autres ne sont pas suffisantes. La droite vient de s’offrir le luxe de totalement contourner la question européenne, l’avenir de l’UE et la crise permanente de la zone euro. La gauche ne peut faire ce choix de facilité, parce qu’elle vient de vivre 5 années de déni. Sur l’Europe, le prochain quinquennat doit être engagé sur d’autres bases. L’échec du quinquennat s’est en grande partie joué sur le suivisme européen commencé avec l’acceptation du Traité TSCG en juin 2012.  Les lois qui n’étaient pas au programme, comme la loi Macron et la loi Travail, ne peuvent pas se comprendre hors de ce choix initial.
  • Le Mouvement Républicain et Citoyen a soutenu François Hollande lors de l’élection de 2012. Malgré la montée des désaccords, le parti est toujours resté une composante de la majorité présidentielle. Jean-Luc Laurent et Christian Hutin, nos deux députés siègent au groupe socialiste et apparentés, ont voté chaque année le budget et voté la confiance aux gouvernements Ayrault, Valls et Cazeneuve (la semaine prochaine). Pendant ces cinq années, le parti a fait le meilleur usage de sa liberté de vote et de sa liberté d’expression, toutes deux inscrites dans l’accord de 2012. Les désaccords ont été gérés loyalement.
  • Nous entendons faire de cette primaire un succès collectif. Le départ de François Hollande ouvre aussi la possibilité d’un succès pour la gauche. Nous ne jouons pas perdant, nous ne jouons pas le congrès du jour-d’après. Nous entendons faire de cette primaire: une primaire d’idées et de solutions. Je défendrai celles que je défends depuis le mois de février dans toutes les régions de France. Nous voulons le débat au fond pour que la France soit capable de faire face aux temps des crises : crise de l’Europe, crise démocratique et crise du travail.

 

J’invite les organisateurs de cette primaire à reconsidérer leur position, et à mettre en actes leur volonté affirmée depuis des mois d’élargir l’assise politique de ce scrutin afin de rassembler la gauche face à la droite et l’extrême-droite. Refuser des candidatures qui jouent le jeu du rassemblement serait un choix dangereux. Dans la situation politique inédite et dangereuse que nous vivons, c’est un impératif, une question de crédibilité, de responsabilité et d’efficacité.