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Hausse de la rémunération des patrons du CAC 40 : la logique financière creuse encore les inégalités

La rémunération moyenne des patrons des entreprises du CAC 40 est en hausse de 18 % en 2015 par rapport en 2014. Elle s’établit désormais à 5 000 000 d’euros par an, soit 284 fois le SMIC. 284 fois le SMIC ! Nul mérite ne saurait justifier ni de tels niveaux de rémunération ni de telles augmentations d’une année sur l’autre, à une époque où 6,5 millions de nos compatriotes sont exclus du marché du travail, et où de nombreux autres ne comptent plus leurs heures pour joindre les deux bouts !

Ce triste résultat, comme du reste l’augmentation record de versement des dividendes par les mêmes entreprises du CAC 40, traduit à la fois l’absence total de patriotisme économique de la part de nos élites économiques, et l’échec définitif de la politique de l’offre portée par François Hollande. La baisse de la fiscalité et des cotisations sociales accordée sans contrepartie aux entreprises n’a profité ni à l ‘investissement, ni à l’emploi, ni au produire au France : l’essentiel est allé directement dans la poche des puissants et d’abord, des actionnaires.

Malgré cette situation, le gouvernement refuse l’amendement de bon sens émanant des parlementaires de sa propre majorité visant à encadrer l’attribution gratuite d’actions. Ce dispositif, pensé pour stimuler le développement des start-up dans notre pays, est pourtant largement venu abonder la feuille de paye des patrons du CAC 40, et a d’évidence grand besoin d’être rectifié. Que penser d’une « gauche » au pouvoir qui ne juge pas nécessaire de corriger la répartition des revenus lorsque les patrons français les mieux payés touchent plus de 500 fois le SMIC ?
Nous avons besoin de sortir du bricolage fiscal et social permanent et de sortir de l’idéologie économique libérale pour inventer un nouveau modèle économique et social pour la France au XXIème siècle.

Contre le chômage, je propose de ramener immédiatement l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans et de passer à la semaine des 32 heures pour créer 2,5 millions d’emplois.
Pour le pouvoir achat, je propose également une augmentation du SMIC de 10 % et l’indexation des salaires sur les prix.
Pour renforcer la compétitivité des entreprises, et assurer le financement du retour au plein emploi, je propose de transférer 40 % des cotisations sociales vers un grand impôt universel sur les revenus auquel chaque Français contribuerait.
Et pour financer cette nouvelle organisation du travail, j’entends supprimer la moitié des niches fiscales, chasser la fraude fiscale et sociale, fusionner l’ISF et la taxe fonxière, créer un impôt sur la transmission des gros patrimoines – d’où serait exclue la résidence principale.

La reconquête de la souveraineté monétaire et budgétaire que je veux conduire nous permettra d’avoir sur la table une autre option de politique économique que l’organisation de la déflation, qui détruit à petit feu nos entreprises, nos emplois, nos services publics.