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Contre la gauche 49.3, exigeons un référendum sur la loi travail !

Le passage en force du gouvernement sur la loi précarité du travail illustre jusqu’à la caricature la dérive que traverse notre pays. Trahissant ses promesses de campagne pour se plier aux « recommandations » des technocrates de Bruxelles et au lobbying du patronat, méprisant les mouvements de grève, ignorant la colère populaire qui s’exprime sondage après sondage, François Hollande et Manuel Valls sont allés jusqu’à utiliser le 49.3 pour tordre le bras à leur propre majorité parlementaire ! Ne nous payons pas de mots : dans cette affaire, la gauche 49.3 bafoue une fois de plus la souveraineté du peuple.

Le nouvel épisode de ce très mauvais feuilleton n’illustre pas seulement le pouvoir grandissant des grandes entreprises et des institutions internationales dans l’orientation générale des politiques économiques de la nation. Il n’est qu’à voir la communication – tragicomique – du gouvernement ces derniers temps pour se rendre compte qu’en fait de gouvernement, nous avons affaire à un Muppet Show permanent. « Eh oh la gauche », « Belle alliance populaire », meeting de soutien à la loi travail : la gauche 49.3 multiplie les opérations de communication où nous avons des ministres sur scènes et leurs cabinets dans la salle pour les applaudir ! Les caméras de télévisions sont convoquées partout, mais les gens ne sont nulle part. Ces exercices de méthode Coué collective n’ont convaincu personne. Ils ne font que renforcer le discrédit de la parole publique.

Une nouvelle fois, j’ai participé à la manifestation nationale contre la loi travail car il ne faut pas inverser les rôles : c’est la gauche 49.3 qui a pris la responsabilité de bloquer le pays. Le retrait de la loi précarité du travail demeure une exigence indispensable pour porter un autre projet : maintien du principe de faveur, administrateurs représentant les salariés dans les conseils d’administrations, lutte contre le burn out et la souffrance au travail, répartition du temps de travail, prise en compte du niveau de dividendes versés pour l’examen des licenciements. Au-delà, avec les députés du MRC, je demande au président de la République d’organiser un référendum sur la loi travail. Les citoyens sont la seule source de légitimité pour trouver une issue politique à ce vaudeville qui n’a que trop duré.

Ce sera le préalable indispensable à la séparation du MEDEF et de l’État, pour redonner à l’action politique sa vocation première : non pas représenter les intérêts de Bercy, de Bruxelles ou de Berlin, mais représenter ceux de la communauté nationale.

Crédit photo : Margot L’Hermite