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Alstom : des annonces positives qui m’inspirent… la plus grande méfiance

Je suis heureux qu’une solution transitoire ait été trouvée pour éviter la fermeture du site de Belfort et préserver les emplois. Dans l’urgence, le gouvernement a pris ses responsabilités. C’est le moins que l’on devait aux salariés qui supportent les erreurs stratégiques du groupe depuis des années.

Cette affaire apporte la démonstration que l’Etat est un acteur incontournable. On ne peut pas se satisfaire comme les libéraux, de faire appel à ses services quand cela va mal et le considérer pour quantité négligeable quand tout va bien. Ces 500 millions d’euros de commande sont un bol d’air frais. Si cela amorce une réelle prise de conscience, tant mieux. Sinon, c’est le coût exorbitant de la paix sociale achetée à quelques mois des élections. D’autant qu’à ce jour, M. Poupart-Lafarge n’est pas revenu sur ses intentions initiales qui condamnent à terme la chaîne de production à Belfort alors qu’Alstom dispose d’une réserve de trésorerie conséquente.

Il reste une question-clé au-delà du cas Alstom : comment relever l’industrie française dans la mondialisation ? On peut toujours s’agiter mais sans reprise en main de la souveraineté politique, monétaire et budgétaire, sans protectionnisme économique assumé, la France reste ligotée face à la concurrence. Ce sont ces choix de rupture qu’il faut désormais engager pour peu que l’on ait l’ambition de rendre à la politique ses capacités d’action.